
Permettre aux internautes d’avoir un meilleur contrôle sur leurs données personnelles qui circulent sur le net. Selon l’AFP, c’est l’objectif des mesures que la Commission Européenne s’apprête à présenter. Et notamment la mise en œuvre du « droit à l’oubli ». Les réseaux sociaux seront obligés de supprimer des données personnelles des citoyens européens qui le demandent. Ca concerne par exemple les photos de l’anniversaire de votre beau-frère où vous vous étiez un peu laissé aller…
En théorie, cette disposition existe déjà dans plusieurs pays membres de l’Union. Mais en pratique, on en est loin ! Un étudiant autrichien a pu démonter il y a quelques mois que Facebook avait conservés sur ses serveurs des éléments qu’il avait pourtant effacés de son profil.
Autre nouveauté : les sites devront demander le «consentement explicite » des internautes pour l’utilisation des données personnelles par des entreprises. Et ils pourront facilement y avoir accès quand ils le demandent. Ce qui est très loin d’être le cas actuellement.
Toutes ces mesures vont dans le sens d’une meilleure protection des internautes.Les entreprises devront aussi informer le public lorsque la confidentialité est mise en danger. C’est la riposte à de graves incidents intervenus des derniers mois. On pense à Google qui a intercepté des données personnelles via les réseaux wifi privés lors des repérages pour Street View. Ou encore à Sony qui a attendu une semaine avant de prévenir les utilisateurs du réseau Playstation de la fuite des adresses et des numéros de cartes de crédit liés à leur compte.
Les propositions de la Commission visent aussi à faire bénéficier les internautes de la « portabilité des données ». Ils auront le droit d’obtenir une copie des informations dont disposent les sites auxquels ils sont inscrits. Et comme pour les GSM ou leur compte en banque, ils pourront faire migrer ces données d’un réseau à un autre sans être pénalisés.
En cas d’infraction à ces règles, des amendes sont prévues. Elles pourront aller jusqu’à un million d’euros pour les personnes et 5% du chiffre d’affaires mondial pour les entreprises. Cela dit, la définition de règles au plan européen va aussi faciliter la vie des entreprises qui ne seront plus obligées de s’adapter à 27 législations différentes. Selon la Commission, rien qu’en termes de démarches administratives, cette harmonisation devrait permettre une économie de l’ordre de 2,3 milliards d’euros par an pour les entreprises. Le business et la vertu peuvent aussi faire bon ménage.
18.01.12 Retrouvez #mediaTIC dans Matin Première du lundi au vendredi à 08:30 #Matin1. Plus d’infos à découvrir sur MédiaTIC+ et sur Twitter @AlainGerlache
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