
Les états s’intéressent de plus en plus aux données personnelles des internautes. C’est ce qui ressort du dernier Rapport sur la transparenceque Google a pris l’habitude de publier tous les 6 mois. Tout le monde peut le consulter en ligne. Le géant américain affirme, je cite « qu’il est de sa responsabilité d’offrir un maximum de transparence en ce qui concerne la circulation des informations relatives à ses outils et services. Cela entraîne plus de choix, plus de liberté et en fin de compte, plus de pouvoir au niveau individuel ».
On y trouve donc des informations sur le trafic vers tous les services Google à travers le monde. Ça va de Gmail à YouTube. Cela permet de visualiser les problèmes techniques rencontrés. Et aussi les blocages décidés par certains gouvernements, comme ce fut encore le cas ces derniers jours en Chine pendant le Congrès du Parti Communiste.
Deuxième volet : le nombre de demandes de suppression de contenus. Soit de la part de titulaires de droits d’auteur. Ou alors de de gouvernements suite à des plaintes en justice, principalement pour diffamation sur internet.
Et puis enfin, Google rend public le nombre de demandes de renseignements sur des utilisateurs reçues de la part d’organismes officiels.
Toutes ces demandes gouvernementales sont en forte hausse.En un semestre, plus 75% pour les suppressions de contenus. En France, cette augmentation atteint même 132%. Les raisons sont très variables selon les pays. Par exemple, le Brésil interdit les parodies de candidats en période électorale. En Allemagne, cela concerne des groupements néo-nazis.
Les demandes de renseignements sur des internautes ont aussi augmenté. La Belgique a formulé 107 demandes, ce qui la classe au 17e rang. Par rapport au semestre précédent, c’est une hausse de 8% pour notre pays, dont deux tiers des demandes ont été satisfaites, en tout ou en partie. Google se réserve en effet le droit d’y donner suite ou non.
Conclusion de Google selon un message publié sur son blogue officiel par Dorothy Chou, une de ses analystes : «C’est la sixième fois que nous publions ces données et une tendance se dessine clairement: la surveillance gouvernementale est en hausse”.
Cela dit, cet effort - louable - en matière de transparence a quand même ses limites. La firme est beaucoup discrète lors qu’il s’agit de divulguer ses propres pratiques, par exemple en matière de vie privée des internautes, comme le montrent différentes actions récentes ou en cours dans plusieurs pays européens.
14.11.12 Retrouvez #mediaTIC dans Matin Première du lundi au vendredi à 08:30 #Matin1. Plus d’infos à découvrir sur MédiaTIC+. Rendez-vous aussi sur Twitter, Google+, Facebook et SoundCloud.