
De plus en plus de services de police utilisent les réseaux sociaux, y compris en Belgique. Et apparemment, c’est très utile. C’est la conclusion d’une étude sur les bonnes pratiques de la police sur les médias sociaux. Elle a été menée dans le cadre du projet Composite, un programme de recherche qui analyse à une grande échelle les processus de changement qui touchent les polices à travers toute l’Europe. L’étude a été réalisée notamment à partir d’interviews de responsables des TIC de services de police de 13 états-membres de l’Union Européenne, dont la Belgique.
Principaux enseignements que l’on peut en retirer : les réseaux sociaux sont une bonne source d’informations dans le cadre d’enquêtes. Mais pas seulement. Ils sont aussi un moyen pour communiquer avec le public de façon très efficace. Et particulièrement avec les jeunes. Selon Sebastian Denef, un chercheur allemand qui a dirigé les travaux, « les messages de la police sur les réseaux sont considérés comme plus fiables que sur les autres supports. Et de toute façon, les jeunes ne lisent plus les journaux. Ils sont de plus en plus nombreux à s’informer uniquement via les médias sociaux ». Fin de citation.
Cela vaut même en situation de crise.Un volet de l’enquête a été consacré aux émeutes de Londres pendant l’été 2011. Et les résultats confirment les observations globales. Sur les réseaux, la Police adopte un ton moins formel, plus humain. Elle peut aussi dialoguer directement, pas avec le noyau dur des casseurs bien sûr, mais avec la population qui doit faire face à une situation de crise.
Globalement, l’étude estime que les médias sociaux permettent donc à la Police de diffuser aussi des messages positifs, des émotions, des expériences de la vie de tous les jours, et de mieux faire comprendre la culture de l’organisation qui apparait donc comme plus humaine et digne de sa confiance. Il n’y a donc que des avantages ?Non bien sûr. Et il ne suffit pas d’ouvrir une page sur Facebook ou un compte Twitter pour croire que l’on a le savoir-faire requis. Mais ça vaut pour toutes les organisations !
L’étude a mis en lumière un autre phénomène intéressant. Là où la Police n’est pas présente sur les réseaux sociaux, des pages se développent spontanément de toute façon. Et les sujets qui concernent ses missions y sont abordés sans aucun garde-fou. Avec tous les risques de rumeurs et de dérapages populistes, organisés ou non que cela comporte. Il vaut donc mieux que les forces de l’ordre entrent en dialogue avec la population à visière découverte et de façon adulte. Tout le monde y gagnera.
10.12.12 Retrouvez #mediaTIC dans Matin Première du lundi au vendredi à 08:30 #Matin1. Plus d’infos à découvrir sur MédiaTIC+. Rendez-vous aussi sur Twitter, Google+, Facebook et SoundCloud.